Répondant aux initiales de DJ, une jeune fille âgée de 13 ans aurait été violée le 27 février 2023 dernier par un adulte que nous allons nommer Didi. Le présumé violeur de mineure est de nationalité Nigérienne et âgée d’environ 30 ans. Il a été maitrisé par les membres de la famille de sa victime, alertés. Il aurait reconnu les faits. Avant de déléguer des proches pour demander pardon à la famille qui aurait accepté un règlement à l’amiable. Mais, informés, les agents de la Commission Régionale des Droits de l’Homme n’ont pas voulu l’entendre de cette oreille. Avec l’accord de la tante de la jeune fille, ils ont déposé une plainte au commissariat contre Didi.
Les faits tel qu’expliqués par la présumée victime. Le 27 février DJ, petite vendeuse d’eau glacée est interpellée au niveau de l’école primaire publique château de Katiola par Didi, le présumé violeur de mineure. Ce dernier souhaitait avoir des sachets d’eau pour la somme 200 francs. Il remet un billet de 500 francs à la petite qui lui fait savoir qu’elle n’a pas de monnaie. Alors Didi lui propose de se rendre ensemble chez lui où il pourra lui remettre les 200 fCfa. Ce qu’elle fit sans arrière-pensée. Mais contre toute attente, après s’être retrouvés derrière l’école, Didi saisit la jeune fille et l’entraîne de force dans une maison inachevée non loin. Là, il lui ferme la bouche avec d’une main et abuse d’elle. Il l’abandonne et s’enfuit.

Entrée chez elle, DJ raconte sa mésaventure à ses parents. Elle décrit son agresseur, mais personne ne semble le reconnaître. Les parents ne portent donc pas de plainte.
Un mois plus tard, le vendredi 17 mars 2023, un jour de marché à Katiola, DJ, aperçoit son présumé agresseur. Elle informe ses frères ainés qui l’appréhendent aussitôt. Ces derniers décident de le conduire au commissariat. Mais, chemin faisant, les parents de Didi arrivent et plaident pour un règlement amiable. Après plusieurs heures de palabres, les parents de DJ acceptent de libérer le violeur pour un règlement à l’amiable. Interrogé, Didi reconnaît les faits et donne la somme de 50 milles Francs pour aider aux soins de l’enfant.
Ayant reçu l’information, plus tard, la Commission des Droits de l’Homme entre en contact avec dame Guiré, tante de la petite DJ. Elle était absente lors des faits, explique-t-elle. Et que c’est son frère aîné qui s’est occupé de tout. Après entretien, la CRDH recommande à la famille de saisir la police. Ce que la tante fait. Une convocation a été délivrée contre le mis en cause. Ce dernier, au vu de la nouvelle tournure de l’affaire, prend la fuite. C’est donc K Mamadou, son tuteur, qui a reçu la plainte. Il essaie depuis de mener toutes les démarches pour un autre règlement à l’amiable. Le présumé violeur de mineure, lui, Didi est activement recherché par la police à l’heure actuelle.
Chris Monsékéla